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Accueil > Animation scientifique > séminaire de méthodologie

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publié le , mis à jour le

séance coordonnée par Antoine Zazzo

11 mars 2019 12h30-13h30
grand bureau bâtiment 55
Muséum national d’Histoire naturelle
43, rue Buffon
75005 Paris

- " Nouvelle méthode de datation au radiocarbone des poteries archéologiques par leurs résidus lipidiques "

Emmanuelle CASANOVA
(Organic Geochemistry Unit, School of Chemistry, University of Bristol, Cantock’s Close Bristol BS8 1TS, UK)

résumé
Les poteries sont très fréquemment découvertes sur les sites archéologiques cependant leur datation par le radiocarbone est complexe. Parmi les sources de carbone présentes dans les poteries, les résidus organiques préservés dans la matrice argileuse ne sont pas utilisés pour la datation malgré leur conservation très répandue. Les résidus les plus courant et présentant les plus grandes concentrations correspondent à des graisses animales dégradées caractérisées par la présence de deux acides gras (C16:0 et C18:0) en composés majoritaires. Une nouvelle approche pour la datation de ces résidus est basée sur l’isolation de ces deux acides gras par chromatographie en phase gazeuse (CPG) préparative. Les sources de contamination, associées à la procédure d’isolation ont été réévaluées et éliminées pour obtenir une datation fiable des poteries archéologiques.

La méthode a été testée avec succès sur des poteries provenant de sites de références précisément datés par de robustes chronologies. Les graisses provenant à la fois d’animaux terrestres et marins ont été évaluées et datées avec succès. Les résultats montrent que les poteries sont datables de façon fiable par leurs résidus organiques. La nouvelle méthode offre donc la possibilité de dater directement les évolutions typologiques et décoratives des poteries, mais surtout les sites archéologiques où la préservation des matériaux archéologiques organiques conventionnels (e.g. os, grains) est inexistante et ne peuvent donc être datés.