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Équipe 5 - Dynamiques de la Biodiversité Anthropisée au Tardiglaciaire et à l’Holocène

by Marie-Pierre Ruas - published on , updated on

Direction par intérim : Marie-Pierre Ruas, DR CNRS
Membres de l’équipe :
Averbouh Aline,CNRS
Bailon Salvador,CNRS
Bemilli Céline, INRAP
Boulen Muriel, INRAP
Callou Cécile, MNHN
Coubray Sylvie, INRAP
Cucchi Thomas, CNRS
Derreumaux Marie, Cravo
Dufraisse Alexa,CNRS
Frère Stéphane, INRAP
Grouard Sandrine, MNHN
Huchet Jean-Bernard,CNRS
Lesur Joséphine, MNHN
Ruas Marie-Pierre,CNRS
Salavert Aurélie, MNHN
Yvinec Jean-Hervé, INRAP
Zech-Matterne Véronique,CNRS

L’équipe « Dynamiques de la Biodiversité Anthropisée au Tardiglaciaire et à l’Holocène » s’attache à l’étude de la biodiversité animale et végétale et de son évolution dans les milieux anthropisés durant les derniers 20 000 ans. Son originalité réside, entre autres, dans la prise en compte de la longue durée et de la diversité taxinomique.

Les axes

  • Axe 1. Dynamique des faunes et des flores depuis la fin des Temps Glaciaires en relation avec l’homme

Les divers bouleversements climatiques de la fin du Pléistocène et de l’Holocène ont provoqué un profond renouvellement des cortèges animaux et végétaux en Europe. Pendant les périodes de réchauffement du Tardiglaciaire et du début de l’Holocène, un grand nombre d’espèces animales et végétales a recolonisé l’Europe tempérée, essentiellement à partir de zones où elles s’étaient réfugiées pendant les périodes glaciaires. Au cours de l’Holocène, avec la mise en place des premières sociétés agro-pastorales, un autre type de forçage est apparu : le facteur anthropique, qui devient dès le Néolithique un élément déterminant dans l’évolution des cortèges animaux et végétaux et de leur interaction. Ainsi, à l’instar des facteurs climatiques, l’anthropisation contribue à la transformation des environnements naturels et à la mise en place de la majeure partie des écosystèmes que nous connaissons aujourd’hui.
Dans cet axe seront explorés Le jeu et le poids respectifs des forçages climatiques et anthropiques afin de caractériser les signatures anthropiques :

- au niveau des communautés animales et végétales : formation des cortèges d’espèces
synanthropes et commensales, apparition de plantes adventices et anthropogènes ou de parasites des végétaux et des animaux liés à différentes activités humaines (déforestation, agriculture, élevage);

- au niveau des populations : incidences de l’impact anthropique sur la chorologie des espèces, évolution de la diversité phénotypique et génétique de celles-ci ;

- au niveau des organismes : identifications des modifications anatomiques et biologiques résultant du forçage anthropique (modifications de la croissance chez certains végétaux ligneux, la variation de la taille des ongulés sauvages depuis le Néolithique ou encore les changements morphologiques de la mandibule de plusieurs mammifères en réponse au développement
de leur relation commensale avec l’homme.

  • Axe 2. Paléobiogéographie en contexte insulaire

Les îles constituent un laboratoire privilégié pour l’étude de la biogéographie ; leur biota est plus réduit que celui du continent et les processus évolutifs et écologiques sont, a priori, plus faciles à caractériser. Au sein de cet axe, nous nous efforcerons de décrire et caractériser les modifications de la biodiversité insulaire en lien avec les activités humaines.

- les processus de colonisation, évolution, extinction et anthropisation concernant diverses îles océaniques et/ou volcaniques (Antilles et Chypre)
- l’évolution des cortèges d’amphibiens et reptiles squamates dans des îles continentales anciennes, telles que les îles Baléares
- premiers effets de l’insularisation sur les organismes végétaux et animaux provenant d’îles
formées au début de l’Holocène
- le cas des « îles terrestres »
- le syndrome insulaire

  • Axe 3. Invasions et extinctions induites par l’homme

Dans cet axe, seront traitées les invasions de taxons animaux et végétaux induites directement ou indirectement par l’homme au cours de l’Holocène.

- sur différentes échelles de temps et d’espace : rythmes et chronologie, routes et corridors empruntés, facteurs anthropiques impliqués;
- effets de ces invasions sur les écosystèmes indigènes à court et long terme : compétition avec les taxons autochtones, modifications et glissement de niches ;
- chronologie de ces différents processus, l’évolution des aires de répartition au cours du temps ainsi que les différents facteurs anthropiques impliqués (introduction de compétiteurs, modification des habitats, surexploitation…)