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MILON Juliette

Muséum national d’Histoire naturelle
UMR 7209 (CNRS - MNHN)
Archéozoologie, Archéobotanique : sociétés, pratiques et environnements
case postale 56
55 rue Buffon
75005 Paris (France)
juliette.milon@edu.mnhn.fr

Statut
Doctorante (Muséum national d’histoire naturelle)

Sujet de thèse
Innovation agricole en Afrique et Arabie : Agrobiodiversité du territoire de Mouweis (Soudan central), ville méroïtique du 4e siècle avant J.-C. au 4e siècle après J.-C. et l’essor de la culture du coton
À partir de la fin du 1er millénaire av. n. ère, les systèmes agraires antiques du nord-est africain et d’Arabie sont marqués par l’acclimatation de nouvelles plantes annuelles et pérennes, communément appelées « cultures d’été », comme le coton (Gossypium sp.) de chaque côté de la mer Rouge, ou le sorgho (Sorghum bicolor) et le mil à chandelle (Pennisetum glaucum) au Soudan et en Egypte. Ces cultures sont originaires des régions sub-tropicales et tropicales africaines ou indiennes, dont la croissance, généralement rapide, demande des températures et un taux d’ensoleillement élevées et un apport substantiel en eau. Ce projet de thèse vise à étudier les dynamiques d’acclimatation de ces nouvelles plantes et les composantes socio-techniques et environnementales qui leur sont associées à l’aide d’une approche archéobotanique qui comprend deux directions. Le premier volet est l’étude carpologique du site archéologique de Mouweis, cité méroïtique située sur la rive est du Nil au Soudan central et occupée entre le 4e siècle av. J.-C. et le 4e s. ap. J.-C. Il a pour but d’examiner les milieux exploités, l’évolution du cortège des plantes cultivées et l’intégration des « cultures d’été » sur la longue durée au sein de systèmes agricoles dépendant du Nil et des pluies de mousson. Le second volet vise à identifier à l’espèce les graines de coton archéologiques trouvées à Mouweis et Madâ’in Sâlih (Arabie Saoudite) et jusqu’alors identifiées uniquement au rang du genre (Gossypium sp.), en développant une analyse de morphométrie géométrique appliquée à des graines de coton modernes et archéologiques. Une telle identification permettra de documenter les lignées de coton privilégiées par les systèmes agraires antique ainsi que par les routes de commerce et d’échanges.