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Équipe "Sociétés protohistoriques et historiques"

par Christine LEFEVRE - publié le , mis à jour le

Responsable : Sébastien Lepetz

Cette équipe réunit des chercheurs travaillant sur les interactions des hommes, des animaux et des plantes aux périodes protohistoriques et historiques dans l’espace européen et méditerranéen.
Les thématiques de recherche de l’équipe s’articulent autour de trois axes principaux :

Axe 1 : Pratiques agro-sylvo-pastorales, cueillette, pêche et biodiversité

Transformations et gestion de l’espace forestier
Travaux de S. Coubray et M. Boulen
Les transformations et la gestion de l’espace forestier ont été appréhendées à partir d’une approche multi-disciplinaire, en synthétisant et comparant les résultats des travaux anthracologiques et palynologiques obtenus pour l’ensemble du Bassin parisien à l’Holocène, à partir de la base de données en cours d’élaboration dans le cadre de l’ANR Bioarchéodat (en collaboration avec C. Leroyer, UMR 6566-CReAAH). Les résultats obtenus à l’échelle régionale ont montré une cohérence entre les deux disciplines, mettant en évidence différentes phases dans l’évolution du couvert végétal mais soulignant également des différences notables dans la représentativité de certains ligneux.

Transferts de techniques, introductions de nouvelles espèces animales et végétales et de produits dans le Bassin méditerranéen
Le Bassin méditerranéen est investi par les activités sur des sites romains et médiévaux (notamment chrétiens et islamiques) en France méditerranéenne, Italie, Espagne andalouse, Maroc et Syrie. Les thématiques développées sont principalement centrées sur les périodes au cours desquelles des transferts de techniques, des introductions de nouvelles espèces animales, végétales et des produits déterminant des changements parfois définitifs dans des systèmes agro-alimentaires et une diversification des productions.

Histoire des agrumes
Les agrumes représentent une composante emblématique du paysage méditerranéen et une ressource économique considérable, mais l’histoire et les voies d’introduction en Méditerranée de ces espèces originaires de Chine et du sous-continent indien demeurent très mal connues (travaux de S. Coubray et V. Matterne). Ils gagnent l’Europe, et en particulier l’Italie, peut-être dès l’époque archaïque, mais il s’avère nécessaire d’accroître le référentiel archéobotanique disponible (fruits et bois) à partir d’ensembles bien contextualisés et datés, pour proposer des scénarios fondés sur des jalons solides.

L’avoine, histoire d’une céréale "secondaire"
Travaux de V. Matterne et M.-P. Ruas
Des céréales comme le seigle (Secale cereale) ou les avoines (Avena sativa, Avena strigosa) constituent autant d’exemples de domestications secondaires européennes, apparues après l’invention des agricultures au Néolithique. Les recherches entreprises au sein de l’équipe permettent d’approcher des phénomènes aussi complexes que les processus de pression et de sélection qui aboutissent à l’apparition de formes domestiques, à leur diffusion, à l’expansion de leur culture, leur insertion au sein des systèmes agraires et la manière dont elles ont pu intensifier ou accélérer l’accès aux ressources alimentaires. Les travaux ont principalement porté sur l’histoire des avoines afin de comprendre leur place dans l’agriculture et le rôle qu’elles ont pu jouer dans la complexification des rotations culturales.

Une plante tinctoriale : la guède
Travaux de V. Matterne
Bien que les propriétés tinctoriales de certains végétaux aient pu être exploitées de manière très précoce en Europe, les traces matérielles de leur utilisation passée restent ambiguës. La découverte d’une concentration de graines guède (Isatis tinctoria), plante dont est extrait l’indigo de pastel, dans un site du Ve siècle avant J.C. en région parisienne a permis d’attester avec certitude sa production locale en Gaule.

Nouvelles espèces à la période médiévale
Les études archéobotaniques et carpologiques sur les périodes médiévales ont mis en évidence l’exploitation de différentes espèces en France et au Maroc.

Gestion des paysages agro-pastoraux en milieux contraignants
La Bassin méditerranéen est caractérisé par un fort contraste des écosystèmes exploités : la gestion des paysages agro-pastoraux en milieux contraignants (montagnes, milieux arides ou humides) est un point que l’équipe développe à partir d’études sur la longue durée ou comparative.

L’exploitation des marais littoraux
Travaux de B. Clavel
Vers les Xe-XIe siècles, nous assistons à l’émergence d’un système de production et un modèle de consommation différent de celui des périodes plus anciennes. Cette mutation trouve son origine, selon les historiens, dans la forte poussée démographique observée à l’échelle européenne et aussi par l’évolution des structures économiques et sociales, conséquence de la reprise des échanges monétaires et du commerce.

L’analyse des hypoplasies linéaires de l’émail des porcs comme reflet de l’environnement et des conditions de l’élevage porcin au Moyen Âge
L’activité agro-pastorale dépend de nombreux facteurs, qu’ils soient culturels, environnementaux ou politiques. La richesse d’une terre, l’adaptation d’une espèce au terrain aride ou l’accroissement de la production de céréales pour une population toujours plus importante, ont contribué à une sorte de spécialisation de terroirs dans certaines productions, définissant ainsi des particularismes régionaux. Dans le cadre de cette problématique, des travaux ont été menés sur la conduite des élevages porcins au cours du Moyen Âge à partir de l’observation des hypoplasies linéaires de l’émail.

Objets façonnés en matière dure d’origine animale
L’unité possède des compétences aiguës dans le domaine de l’identification et de l’analyse des objets en matière dure animale. Les travaux de F. Poplin proposent une approche conjointe de l’origine biologique de la matière, de la mise en forme des objets et de la signification des objets dans leur contexte culturel.

Axe 2 : Histoire économique et sociale de l’alimentation

Ces travaux s’appuient principalement sur les informations offertes par les fouilles préventives. Les recherches s’orientent à la fois sur les transformations du goût et des pratiques alimentaires au lendemain de la conquête romaine (consommation de nouvelles denrées animales, introduction de produits exogènes) mais aussi, pour le Moyen Âge, sur la conjugaison des sources écrites et archéologiques afin de mieux appréhender les groupes humaines. Les questions des prescriptions et interdits alimentaires sont également abordés.

Axe 3 : Animaux et plantes dans les pratiques culturelles et funéraires

Sacrifices et repas rituels en contexte de sanctuaires
Travaux de S. Lepetz
Les objectifs de cette étude sur l’identification des formes du sacrifice dans les sanctuaires et les nécropoles fouillés en Gaule romaine à partir des ossements animaux et des restes botaniques.

Archéologie funéraire : le témoignage des os animaux et des restes végétaux.

Composition de l’équipe


- Responsable : Sébastien Lepetz
- 1 enseignant chercheur : Cécile Callou
- 4 chercheurs CNRS : Benoît Clavel, Véronique Zech-Matterne, Marie-Pierre Ruas et Sébastien Lepetz
- 8 chercheurs INRAP : Adrian Balasescu, Alessio Bandelli, Muriel Boulen, Sylvie Coubray, Stéphane Frère, Bénédicte Pradat, Jean-Hervé Yvinec et Céline Bemilly.
- 1 chercheur association et coll. Terr. : Gaëtan Jouanin
- 3 doctorants : Delphine Frémondeau, Jérôme Ros et Françoise Toulemonde.
- 1 retraité actif : F/Responsable : Sébastien Lepetz