Partenaires

CNRS


Rechercher


Accueil > À la une

Caractérisation de fibres archéologiques par analyses protéomiques et isotopiques.

par Myriam Méziou - publié le

Clara Azémard, Séverine Zirah, Elise Dufour, Arul Marie, Nicolas Goepfert, Corinne Debaine-Francfort, Abduressul Idriss, Antoine Zazzo

Cette communication sera présentée par Clara Azemard le 7 février à 14h45, dans le cadre du 4th YNHM - Young National History scientists Meeting, qui se déroulera du 7 au 11 février au Grand Amphithéâtre du Muséum (GAM).

La fabrication textiles compte parmi les premières technologies. Fortement liée au développement de l’agriculture (coton, lin…) et de l’élevage (laine), son étude peut fournir de nouvelles informations sur les pratiques économiques, environnementales et socio-culturelle. Notre étude porte sur des poils et textiles en fibre animales retrouvés en contexte archéologique. Une double approche analytique est proposée, basée sur la protéine principale du poil : la kératine. Cette protéine peut être caractérisée par protéomique en utilisant de la spectrométrie de masse à ionisation douce. Les résultats sont comparés à des bases de données internationales pour identifier l’espèce d’origine de la kératine. Des analyses isotopiques sur le carbone et l’azote peuvent être effectuées en parallèle. Elles apportent des informations sur le régime alimentaire, les conditions d’élevage et jusqu’à un certain point la provenance géographique de l’animal.
Les résultats présentés proviennent de deux contextes archéologiques différents permettant la bonne conservation des fibres : la côte nord du Pérou et le nord-ouest de la Chine. Les échantillons péruviens prélevés sur des sites précolombiens peuvent provenir des quatre espèces de camélidés américains. Leur analyse vise à mieux comprendre le rôle et l’utilisation des laines de lama et d’alpaca dans les sociétés péruviennes anciennes. La seconde zone d’intérêt est la vallée de la Keriya (Xinjiang, Chine), à l’intersection de différentes régions, aux prémices de la Route de la Soie. Plusieurs tombes datant de l’âge du Bronze et l’âge du Fer ont fourni de nombreux échantillons de poils et textiles. La distinction complexe entre fibres de mouton et de chèvre peut être effectuée par protéomique. De plus, les analyses complémentaires de la composition isotopique des laines pourraient permettre d’observer des relations entre espèces et techniques d’élevage.

Voir en ligne : 4th Young Natural History scientists’ Meeting