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Retracer l’introduction des premiers caprinés domestiques en Afrique australe à l’aide de la paléoprotéomique

par Myriam Méziou - publié le

Le Meillour Louise(1), Cersoy Sophie(1), Zirah Séverine(2), Marie Arul(2), Lebon Matthieu(3), Lesur Joséphine, Le Danvic Chrystelle(5), Pleurdeau David(3), Nagnan-Le Meillour Patricia(4), Zazzo Antoine.

Cette communication sera présentée par Louise Le Meillour le 7 février prochain dans le cadre du 4th YNHM - Young National History scientists Meeting, qui se déroulera du 7 au 11 février au Grand Amphithéâtre du Muséum (GAM).

Comprendre les migrations humaines est une question essentielle en archéologie. En Afrique, la chronologie ainsi que les trajets réalisés par les populations pastorales de la fin de l’Holocène restent méconnues. Documenter les routes empruntées lors de l’introduction des premiers caprinés domestiques à partir de l’Est jusqu’à l’Afrique australe pourraient livrer de précieuses informations sur les premiers peuples pastoraux du continent. Les approches classiques de détermination osseuse utilisant l’anatomie comparée ne parviennent pas toujours à faire la distinction entre espèces proches comme le mouton (O. aries) et la chèvre (C. hircus) en raison de fortes similarités morphologiques existant entre les deux espèces. De plus, les restes archéologiques sont parfois hautement fragmentés, rendant la distinction entre les caprinés domestiques et des espèces de gazelles sauvages compliquée. Nous rapportons ici l’analyse paléoprotéomique de restes attribués à des caprinés provenant du site de Leopard Cave (Namibie). Le site a été choisi car il a livré les plus anciens restes de caprinés de l’Afrique australe. Nous prévoyons de compléter le corpus disponibles par plusieurs autres sites archéologiques de la région dans le but de comparer les résultats obtenus et ainsi tracer une « carte » de la diffusion des caprinés. Avant toute autre analyse, nous avons estimé la préservation de la phase organique dans les restes archéologiques à l’aide de la spectroscopie infra-rouge à transformée de Fourier (FT-IR). A partir des résultats obtenus, nous nous sommes concentrés sur l’extraction de protéines structurales afin de caractériser leurs séquences par spectrométrie de masse en tandem (MS/MS). L’analyse nous a permis d’identifier des protéines jusqu’alors non décrites dans la littérature, qui pourraient non seulement permettre la distinction à l’espèce, mais également nous fournir des informations concernant l’environnement dans lequel ont évolués ces premiers animaux domestiques.

(1) Archéozoologie, Archéobotanique : Sociétés, Pratiques et Environnements (AASPE, UMR 7209), Sorbonne Universités, Muséum national d’Histoire naturelle, CNRS, CP 56, 55 rue Buffon, F-75005 Paris, France.

(2) Laboratoire Molécules de Communication et Adaptation des Microorganismes (MCAM, UMR 7245), Sorbonne Universités, Muséum national d’Histoire naturelle, CNRS, CP 54, 57 rue Cuvier, F-75005 Paris, France.

(3) Histoire Naturelle de l’Homme Préhistorique (HNHP, UMR 7194), Sorbonne Universités, Muséum national d’Histoire Naturelle, CNRS, Université Perpignan Via Domitia, 17 Place du Trocadéro, F-75116 Paris, France.

(4) Unité de Glycobiologie Structurale et Fonctionnelle (UGSF, UMR 8576), INRA, CNRS, Université Lille 1, F-59655 Villeneuve d’Ascq, France.

(5) ALLICE, Département R&D, Maison Nationale des Eleveurs, 149 rue de Bercy F-75012 Paris, France.

Voir en ligne : 4th YNHM - Young National History scientists Meeting