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L’ancrage du symbolique dans le réel -Réflexions sur les représentations de bois de cerfs à Lascaux (Dordogne, France)

par Myriam Méziou - publié le

Par Aline Averbouh et Valérie Feruglio

Avec les figures animales comme thème principal, l’art préhistorique n’en est pas pour autant un art naturaliste en ce que ces animaux ne sont pas représentés pour ce qu’ils sont dans leur réalité formelle mais pour ce qu’ils symbolisent. En 2004, Norbert Aujoulat publie le fruit de 20 années de recherches à Lascaux et propose une nouvelle clé de lecture de l’art pariétal (la première depuis Leroi-Gourhan) fondée sur la superposition des 3 thèmes majeurs de la grotte « cheval-aurochs-cerf » qui symboliserait les cycles de vie. Cette clé de lecture est ancrée dans l’observation
du réel ; cela nous a conduites à penser que le fait de manipuler et transformer des bois de cervidé au sein des groupes contemporains de Lascaux pouvait accentuer la perception de la réalité anatomique des bois et influencer leur représentation. La question se pose de la même façon quant à la présence de ces animaux dans l’environnement proche des artistes de Lascaux. Nous proposons, dans le cadre de cet ouvrage offert à Norbert, un premier aperçu de la mise en corrélation entre les bois considérés d’un point de vue anatomique, voire technique et leur représentation. En un mot, nous avons cherché à approcher la façon dont ils sont perçus dans la société pour comprendre comment et pourquoi ils ont été représentés.
Mots-clés : art Pariétal, Lascaux, Paléolithique, Solutréen, Badegoulien, Cerf, bois de cerf.

L’ancrage du symbolique dans le réel