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ERGUN Müge

Muséum national d’Histoire naturelle
UMR 7209 du CNRS
Archéozoologie, Archéobotanique : sociétés, pratiques et environnements
case postale 55
55 rue Buffon
75005 Paris (France)
Tél : 33(01) 40 79 35 86
ergunmuge@gmail.com





Statut

Doctorant au Muséum national d’Histoire naturelle, sous la direction de Margareta Tengberg et Mihriban Özbaşaran (Université d’Istanbul, Département Archéologie Préhistorique).

Intitulé de thèse

The social and economic structure of the first agricultural communities of Central Anatolia in the light of archaeobotanical remains from Aşıklı Höyük (La structure sociale et économique des premières communautés agricoles de l’Anatolie centrale vue par l’étude des restes archéobotaniques d’Aşıklı Höyük).

Thèmes de recherche développés

Aşıklı Höyük, daté des 9ème et 8ème millénaires av. notre ère, est le site le plus ancien connu jusqu’à maintenant dans l’ouest de la Cappadoce (Duru 2002, 171) et désormais il constitue également le site de référence du Néolithique pré-céramique de l’Anatolie centrale (Esin and Harmankaya 2007, 255). Les niveaux archéologiques fouillés jusqu’aujourd’hui témoignent d’une occupation de près de 1000 ans. En raison de son emplacement géographique et sa date précoce, Aşıklı Höyük revêt une importance particulière pour l’étude de la transition entre des économies fondées sur la chasse et la cueillette à un mode de vie néolithique dans lequel des activités agro-pastorales, impliquant animaux et plantes domestiques, constitue la base de la subsistance (Özbaşaran, 2011). À travers l’analyse d’échantillons archéobotaniques, le travail de thèse a pour objectif d’étudier en détail différents aspects de l’exploitation et l’utilisation des plantes à Aşıklı Höyük durant les différentes phases du Néolithique pré-céramique.

L’analyse des restes végétaux permettra d’appréhender l’importance et l’échelle de la production alimentaire à Aşıklı Höyük et également de reconstituer l’évolution des systèmes de subsistance au cours du temps. Dans ce cadre, le rôle joué par les ressources sauvages par rapport aux plantes cultivées ainsi que le processus continu de domestication d’espèces locales, reflété par la présence simultanée de plantes sauvages et domestiques à travers la séquence d’occupation, constituent des questions particulièrement importantes. La fréquence et la distribution spatiale des restes végétaux sur le site seront également documentées. Ainsi, des différences et similitudes dans la production et la consommation des ressources végétales, et plus généralement l’utilisation des plantes, entre différents groupes de bâtiments dans les principaux niveaux d’occupation attireront notre intérêt. Des comparaisons des types de ressources végétales utilisées entre les zones domestiques et publiques seront également proposées.

Les études archéobotaniques précédentes réalisées à Aşıklı Höyük par Van Zeist et Roller (1995, 2003) suggèrent que la chasse et la cueillette, et non l’agriculture, constituaient les principales activités de subsistance. Outre ces premiers résultats qui restent limités nous ne disposons pas de données détaillées sur les restes archéobotaniques. L’examen de nouveaux échantillons, provenant de contextes archéologiques bien maîtrisés, nous permettra ainsi de mieux comprendre le fonctionnement du site en posant des questions pertinentes sur la structure socio-économique de l’occupation pré-céramique. De façon plus générale, la compréhension des stratégies de subsistance et des systèmes d’acquisition alimentaire pourra contribuer aux recherches en cours sur la transition entre chasseurs-cueilleurs et agriculteurs-pasteurs. Outre les problématiques développées spécifiquement sur le site d’Aşıklı Höyük, l’analyse des restes archéobotaniques complétera, dans une perspective régionale, les recherches conduites en Anatolie sur les premières sociétés sédentaires et les débuts de l’agriculture.