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Thèse de Julie Daujat

par Christine LEFEVRE - publié le , mis à jour le

Sujet de thèse : Invasion d’ongulé sur une île méditerranéenne : le daim de Mésopotamie à Chypre au cours des derniers 10.000 ans. Thèse soutenue le 3 juin 2013.

Thèse en cotutelle entre l’Université d’Aberdeen et le Muséum National d’Histoire Naturelle, soutenue par le GDRE Bioarch.

- Daujat Julie
Directeurs de thèse : J-D Vigne, Prof. K. DOBNEY.
Contact : julie.daujat@mnhn.fr


Composition du jury :

Dr SYKES Naomi, Department of Archaeology, Humanities Building, University Park Campus, University of Nottingham, UK

Prof. MASSETTI Marco, Dipartimento di Biologia Evoluzionistica, Università di Firenze, ITALIE

Prof. PETERS Joris, Institut für Paläoantomie, Domestikationsforschung und Geschichte der Tiermedezin, Ludwig-Maximilians Universität München, Munich, DEUTSCHLAND

Dr BRITTON Kate, Department of Archaeology, School of Geosciences, University of Aberdeen, Aberdeen UK

Dr MASHKOUR Marjan, UMR 7209, Département EGB, MHNH, Paris, France

Prof. DOBNEY Keith, Head of discipline, Sixth Century Chair of Human Palaeoecology, Department of Archaeology, School of Geosciences, University of Aberdeen, Aberdeen UK

Dr VIGNE Jean-Denis, UMR 7209, Département EGB, MHNH, Paris, France

Résumé :

Cette étude apporte le premier référentiel ostéométrique pour le daim de Mésopotamie, basé sur une méthodologie commune utilisant à la fois sur des techniques classiques et novatrices, et vise à comprendre le processus d’introduction et d’exploitation de cette espèce à Chypre durant la Préhistoire.
Des analyses morphométriques, d’abord menées sur des spécimens modernes, ont ensuite été conduites sur d’impressionnantes collections provenant de Chypre (depuis le PPNB moyen – ca. 10,000 cal. BP, jusqu’à l’Âge du Bronze – ca. 3.600 cal. BP), et comparées à quelques assemblages continentaux de différentes périodes (Tardiglaciaire et Âge du Bronze).

En caractérisant la variabilité morphologique du squelette post-crânien et en étudiant les causes de variations morphologiques, cette recherche a démontré la capacité d’utilisation de tels outils statistiques (analyses des mélanges, analyses VSI* combinées à des ACP et des Réseaux Traversant Bootstrap) appliqué à une large quantité de données déjà existantes. En outre, la ré-analyse et la combinaison des assemblages chypriotes ont démontré le formidable potentiel qu’il y a à conduire de vastes recherches systématiques sur une longue échelle temporelle.

Cette étude confirme que depuis sa première introduction à Chypre par l’Homme, au début du Néolithique, et jusqu’à l’Âge du Bronze, le daim de Mésopotamie a joué un rôle important dans l’économie de subsistance des sociétés humaines chypriotes sous la forme de gibier et, que contrairement à d’autres ongulés importés sur l’île, il n’a jamais été domestiqué. La représentation générale qui se dégage de cette étude, suggère de nombreuse similarités tant du point de vue des stratégies de chasse que du traitement des carcasses entre les différents sites analysés. Toutefois, pour qu’une relation aussi privilégiée entre l’homme et le daim puisse avoir perdurer sur ca. 6 millénaires, l’Homme a certainement du établir des stratégies de gestion du gibier afin de maintenir durablement les populations de daim sur l’île.

Mots-clés : Dama dama mesopotamica, morphométrie traditionnelle, évolution insulaire, translocation anthopogène, gestion de gibier, Holocène, Chypre, Proche-Orient.