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Collaborations internationales

par Christine LEFEVRE - publié le , mis à jour le

Bilan chiffré et cartographique des relations internationales de l’unité entre 2007 et 2012.

Un rôle actif dans la communauté internationale des archéozoologues : groupes de travail internationaux et congrès mondial de 2010

L’International Council for Archaeozology (ICAZ) est une organisation internationale à but non lucratif, créée en 1976 pour développer et stimuler la recherche internationale en archéozoologie, renforcer la coopération entre les chercheurs s’intéressant aux relations entre les hommes et les animaux à travers le temps, et promouvoir des standards éthiques et scientifiques pour la recherche en archéozoologie. Elle organise tous les quatre ans une conférence internationale permettant aux scientifiques de se retrouver pour échanger et présenter les derniers développements de leurs recherches et de leurs résultats. Lors de la Conférence de Mexico en 2006, l’unité a été pressentie pour organiser la 11ème Conférence à Paris. Elle a relevé le défi et cette manifestation internationale s’est déroulée du 23 au 28 août 2010 à l’Université Pierre et Marie Curie et au Muséum national d’Histoire naturelle. Le succès fut sans précédent. Avec 714 participants venus de 56 pays, c’est à ce jour la plus importante conférence d’archéozoologie jamais tenue, avec la plus large distribution géographique. Si la France, le Royaume-Uni et les États-Unis représentent près de la moitié des participants, l’implication de plus en plus grande de chercheurs d’Amérique latine, de l’Asie du sud et du sud-est et, dans une moindre mesure, de l’Afrique, témoigne de la vigueur et du développement de l’archéozoologie dans de nombreux pays.

Plus de 800 interventions scientifiques (432 communications orales et 371 posters) ont été présentées dans sept sessions parallèles, réparties entre 30 sessions thématiques et une session générale (dont 12 organisées ou co-organisées par un membre de l’unité). Quatre sessions sont d’ores et déjà publiées, dont deux par des membres de l’unité et dix autres sont en cours de publications.
De très nombreux membres de l’unité (y compris des ITA) se sont fortement investis dans l’organisation scientifique et matérielle du colloque, des excusions et des sessions.

L’unité joue en outre un rôle important dans l’animation des groupes de travail de l’ICAZ, qui se réunissent périodiquement en colloques internationaux. Ils assurent, seuls ou avec un ou plusieurs collègues étrangers, l’animation de quatre des douze groupes de travail (« African Archaeozoology », récemment créé à l’initiative de J. Lesur et H. Jousse, toutes deux membres de l’unité, « Archaeozoology of Southwest Asia », animé par M. Mashkour, « Fish Remains », dont l’avant-dernier colloque a été organisé à Antibes par P. Béarez, B. Clavel et S. Grouard, et « Archaeozoology and Genetics », fondé et animé par J.-D. Vigne).

Une montée en puissance dans la communauté internationale des archéobotanistes

Dès leur arrivée dans l’unité, les archéobotanistes, déjà fortement présents au plan européen, voire international, ont accentué leurs interactions avec l’étranger. Ils ont notamment participé massivement au 15e congrès de l’International Workgroup for Palaeoethnobotany (IWPG), à Wilhemshaven (Allemagne, 31 mai au 5 juin 2010, 15 communications présentées par l’unité).

Une ouverture vers la Chine

Dans le cadre des collaborations privilégiées qu’elle entretient avec les universités de Durham et d’Aberdeen, l’unité s’est fortement engagée dans le projet Eu-Ch-Bioarch de l’ERA-Net Co-Reach sino-européenne (2009-2011), tissant des collaborations de plus en plus nombreuses et solides avec l’Institut d’archéologie de l’Académie des sciences sociales de Pékin (Pr. Yuan Jing). Ce projet a permis :
- d’organiser, en février 2010, à Pékin, le premier séminaire sino-européen de bioarchéologie ; il a réuni, durant cinq jours, une trentaine de chercheurs qui ont largement échangé et décidé d’actions communes sous la forme d’un manifeste écrit qui a conclu le séminaire ; une délégation de 8 chercheurs de l’unité a participé à ce temps fort des relations franco-chinoises, notamment en présentant les meilleurs de leurs résultats récents ; parmi ces chercheurs, trois doctorants ou post-docs ;
- d’inviter 12 chercheurs chinois archéozoologues et paléogénéticiens pour participer au 11e congrès mondial d’archéozoologie, et d’organiser, pour la première fois dans ce cadre, une session dédiée à l’Asie de l’Est et du Sud-Est ; l’unité a donc contribué fortement à l’entrée de cette nouvelle communauté scientifique dans la communauté internationale ; elle favorise notamment ceux de ses ressortissants qui développent une véritable démarche scientifique, loin des pressions politiques qui pèsent habituellement sur les recherches chinoises en sciences humaines ;
- d’inviter, en 2011, quatre chercheurs chinois dans les locaux de l’unité, afin de leur offrir une formation à la morphométrie géométrique, importante opportunité pour préciser et développer les collaborations ;
- d’engager, lors de deux séjours de A. Tresset en Chine, une première action de recherche collaborative sur l’insularisation des populations de mammifères sur les îles côtières, en étudiant conjointement des collections archéozoologiques issues de fouilles néolithiques menées sur des îles côtières de la Mer de Corée
- de mettre en place une co-tutelle de thèse sur l’histoire de la domestication des bovins en Chine du nord (début en février 2012) ;
- d’engager trois autres projets de recherche collaboratifs sur l’histoire du commensalisme, les débuts de la domestication des ovi-caprins et l’histoire du chien et du chat en Chine.
Ces actions ont été très remarquées des autorités françaises impliquées dans les relations scientifiques avec la Chine, notamment les services de l’ambassade de France à Pékin et les services des relations internationales du Muséum et de l’InEE. Au sein de ce dernier, ce projet est venu grossir les actions franco-chinoises que la nouvelle direction des relations internationales du CNRS souhaite prendre à son compte et financer.
L’obtention de nouveaux financements programmatifs en 2012 devrait permettre de prolonger et d’amplifier les projets en cours, et de consolider le climat de confiance (et même d’amitié) que nous avons su tisser avec un laboratoire chinois particulièrement dynamique.