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Réalisation et accroissement de bases dans le cadre de projets de recherche

par Christine LEFEVRE - publié le , mis à jour le

Mené en partenariat avec le CNRS, le Muséum, l’INRAP et le MCC, le projet BioarchéoDat visait :
- la production de bases de données
- la structuration d’un réseau national interinstitutionnel des bioarchéologues
- l’animation scientifique de ce réseau collaboratif et la production de résultats scientifiques de qualité.
Dans ce cadre, l’unité a reçu d’importants moyens, tant en personnel (CDD bases de données), qu’en fonctionnement et en support logistique (serveur et personnels informatiques du Service du Patrimoine Naturel du Muséum, site web de l’Institut National du Patrimoine Naturel). Elle a également bénéficié des financements et des moyens humains de la part de l’INRAP.

La base de données « Inventaires archéozoologiques et archéobotaniques de France (I2AF) »

Depuis la reconnaissance officielle d’I2AF comme collection nationale du MNHN, ce qui en assure l’indépendance vis-à-vis de tout groupe de recherche, la maintenance et la pérennité sur le très long terme, la diffusion nationale et internationale et la cohérence avec les autres bases de données naturalistes, l’UMR qui a suscité sa création est donc devenue une utilisatrice potentielle de cet outil collectif, au même titre que n’importe quel autre laboratoire français ou étranger. Elle a toutefois continué à jouer un rôle majeur pour consolider et dynamiser cette entreprise. Elle contribue également à son accroissement et à sa valorisation scientifique, par son activité de recherche et par la collaboration avec d’autres unités ou d’autres organismes.
Entre 2008 et 2010, le nombre de données présentes dans la base a été multiplié par 9, passant de 5034 contextes archéologiques en décembre 2006 (soit 40 200 données taxinomiques faune) à 46 400 contextes (4 700 sites, 169 153 données taxinomiques faune et flore) en 2011. 85% de ces données relèvent de la « littérature grise » (rapports d’étude et mémoires universitaires). L’année 2011 a été consacrée à l’optimisation de la base (passage d’une solution Access à une base en Php), ce qui explique le fort ralentissement de la saisie.
Ces données sont accessibles de deux manières :
- Par requête auprès du chargé de conservation (C. Callou) grâce au système de consultation des collections mis en place par la Direction des collections du MNHN : http://www.colhelper.mnhn.fr. Preuve de l’adoption de la base par la communauté des bioarchéologues, les demandes de requêtes sont en constante augmentation et, en retour, l’envoi de rapports et d’articles également.
- À l’occasion de la refonte du site de l’Inventaire national du Patrimoine naturel (INPN), géré par le Service du Patrimoine naturel, une nouvelle rubrique dédiée à la base I2AF a été créée sous le titre « Histoire et archéologie" et officiellement présentée à la presse le 14 janvier 2010 : http://inpn.mnhn.fr. Les journaux ont largement fait écho de cet événement, ce qui a provoqué une augmentation significative de la consultation du site par le public en général, soulignant les attentes de ces nouvelles approches intégrées et pluridisciplinaires sur la biodiversité. L’information a été diffusée à la communauté internationale des archéozoologues au cours de la session "Archaeozoology in a Digital World : New Approaches to communication and collaboration" du 11ème Congrès de l’ICAZ (Paris, 23-28 Août 2010).

La base de données COMERE, “Corpus and methods of research in Archaeozoology”

La base COMERE « Corpus et méthodes de recherches en archéozoologie » a été créée pour faciliter la recherche sur les pratiques d’élevage d’animaux. Elle permet la collecte de données brutes concernant l’âge des espèces domestiques au moment de leur décès. Les espèces figurant sont les bovins, ovins, caprins, porc, chien et cheval. Les différentes méthodes utilisées par les archéozoologues pour estimer l’âge dentaire et l’âge des individus périnataux ont été recueillies à cette fin. Pour chaque espèce, des tableaux récapitulatifs ainsi que des liens vers les articles sont fournis. Cette base a été créée par un CDD post-doctoral financé par l’ANR (S. Bréhard), en lien avec le service bases de données de l’UMR. Elle constitue aujourd’hui l’outil de travail de plusieurs doctorants, dont R. Gillis, qui a contribué à son accroissement dans le cadre du projet ITN Marie Curie LeCHE.

Base de données ArboDat, version française

ArboDat (Archeobotanical Database) est une base de données de recherche allemande créée par Angela Kreuz et collaborateurs from the LfDH (State Office for Cultural Heritage Preservation Hesse, Wiesbaden/Germany ; http://www.hessen-archaeologie.de/Archaobotanik/Datenbankprogramm/datenbankprogramm.html). Une version française avait été initiée par M.-P. Ruas, dès 2005. Depuis cette date, le projet ArboDat a considérablement évolué dans sa structure. En synergie étroite avec le GDRE Bioarch, il a été décidé en 2009 de travailler en collaboration avec l’Institut LfDH de Hesse et l’Institut d’archéologie de Prague pour développer une version multilingue, adaptée en allemand, anglais, tchèque et français. Ce développement a été produit par l’équipe allemande (ci-dessus) et tchèque (Dana Křivánková, programmeuse, et Dagmar Dreslerová/Adela Pokorná, archéologues) et l’adaptation en français par des membres de l’unité (S. Thiébault, I. Baly et C. Martin).
Maintenant, une version nouvelle d’ArboDat (crée 2013 à Wiesbaden par Angela Kreuz et Eva Schäfer, LfDH) utilisée de plus de 30 laboratoires archéobotaniques est disponible en anglais qui ne permet pas seulement l’archivage des données mais aussi des multiples et nouvelles possibilités de la mise en valeur des résultats. Cette version internationale de l’ArboDat 2013 est utilisée dans le cadre du programme GDR 3644 BioarchéoDat. Entre-temps les données de plus que deux million déterminations des restes des plantes de 297 sites archéologiques français sont transférés d’une version précédente dans la nouvelle version d’ArboDat. La base de données française est tenue et administrée au MNHN à Paris en coopération avec le LfDH.