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Présentation de l’unité

par Christine LEFEVRE - publié le , mis à jour le

À l’interface entre Sciences de l’Homme et de la Vie, l’UMR 7209 s’attache à l’histoire tardiglaciaire et holocène des interactions naturelles et culturelles entre les sociétés humaines et les populations et peuplements animaux et végétaux, notamment à partir des restes issus des fouilles archéologiques.

En se fondant sur une approche principalement archéologique, l’unité souhaite contribuer à documenter les dynamiques historiques des interactions qui lient nature et culture au sein de l’anthroposystème. Elle le fait dans un constant souci d’interdisciplinarité, en étroite connexion avec les autres disciplines intéressées à cette problématique : écologie, systématique, biogéographie, ethnologie, histoire par les textes, iconologie. En documentant ce champ de connaissance, elle contribue à l’histoire de la biodiversité comme à l’histoire des sociétés : depuis plusieurs millénaires, l’anthropisation a façonné les structures biologiques que nous connaissons aujourd’hui ; de même, la relation homme-animal-végétal est constitutive de l’homme, de ses sociétés et de ses cultures.

L’une des originalités de ce projet réside dans le fait qu’il vise à établir une continuité d’échelles chronologiques emboîtées entre le présent et l’ancien, proche de l’Écologie ou de l’Anthropologie qui sont pratiquées au Muséum. Il réalise cette ambition en accordant une place essentielle aux périodes historiques, d’une part, et, d’autre part, en limitant son propos aux phases récentes de la Préhistoire qu’à la suite de Jean Guilaine, nous sommes tentés de qualifier plutôt de « Protohistoire ancienne », eu égard aux profonds changements de régime socio-culturel induit par la néolithisation.

Objectifs « sociétaux » : concourir à la gestion de la biodiversité

Au-delà de ces objectifs de connaissances fondamentales et de leurs valorisations culturelles, le projet de l’UMR concourt, en outre, à l’effort collectif de gestion durable de la biodiversité dont l’une des démarches consiste à connaître le passé pour comprendre le présent et tenter de mieux gérer l’avenir. Il apporte ainsi sa contribution historique à l’une des grandes préoccupations « sociétales » du XXIe siècle, à laquelle le Muséum et le CNRS sont pareillement et conjointement intéressés.

Méthodologies

Les deux principales méthodes sur lesquelles s’appuie ce projet sont l’archéozoologie et l’archéobotanique, toutes deux profondément enracinées dans la démarche archéologique, mais pareillement tributaires d’outils et de référentiels relevant des sciences de la vie et de la terre. Ces méthodes bioarchéologiques sont conçues comme des ensembles cohérents de techniques de lecture des informations contenues dans les collections de vestiges animaux ou végétaux issus des sites archéologiques (caractéristiques macroscopiques, microscopiques et moléculaires) et dans les données archéologiques qui leur sont associées (contextes chronologique, spatial, fonctionnel). Ce travail s’appuie fortement sur les collections de référence du Muséum, mais aussi sur l’emploi de techniques de pointe (outils mathématiques d’analyse de données et de formes, isotopes stables ou radiogéniques, ADN fossile), que l’unité a contribué à développer dans la communauté nationale et internationale et pour lesquelles elle a acquis des compétences reconnues.

Situation dans la recherche nationale et internationale

En France, cette unité bénéficie, du terrain à l’expertise et à la recherche, d’une forte implantation dans l’archéologie métropolitaine et dans l’archéologie à l’étranger. Elle réunit une part importante des effectifs nationaux de la communauté bioarchéologique et constitue l’un des pôles européens les plus actifs dans son domaine. Cette position lui permet de porter des projets d’ambition nationale ou internationale, tels que l’Inventaire bioarchéologique de France ou le périodique international Anthropozoologica. En connexion avec les autres groupements actifs dans cette voie de recherche ou dans des voies proches (Rennes, Tours, Nanterre, Besançon, Nice-Valbonne, Aix-Marseille, Toulouse, Bordeaux), elle souhaite continuer à jouer, pour la communauté nationale des bioarchéologues, un rôle d’animation scientifique, de formation initiale et continue et de relais avec la communauté internationale.

Organisation

L’unité comporte quatre équipes :
- Milieux littoraux et ressources aquatiques (dir. : C. Lefèvre)
- Biodiversités, anthropisation des écosystèmes et sociétés du Tardiglaciaire à l’Holocène (dir. : A. Tresset)
- Sociétés protohistoriques et historiques (dir. : S. Lepetz)
- Sociétés, animaux et plantes en Asie et en Afrique (dir. : M. Mashkour)

La direction de l’unité est assurée par Margareta Tengberg, assistée par Philippe Béarez et les directeurs des équipes.
La direction assure les interactions avec les partenaires nationaux (notamment l’INRAP), la direction des réseaux nationaux (BioarchéoDat) et européens (GDRE Bioarch), la représentation de la France dans les instances internationales, ainsi que la création et la mise en route du LabEx BCDiv.