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Équipe "Sociétés, animaux et plantes en Asie et en Afrique"

par Christine LEFEVRE - publié le , mis à jour le

Responsable : Marjan Mashkour

Cette équipe regroupe des chercheurs qui travaillent sur l’aire culturelle asiatique (du Levant jusqu’en Insulinde, en passant par la Chine) ; elle concentre ses efforts sur l’Holocène mais intervient aussi, ponctuellement, sur tout le Pléistocène supérieur.
L’activité la plus importante de l’équipe est conventionnellement appelée l’Asie du sud-ouest (qui réunit le Proche et le Moyen-Orient - Iran, Émirats Arabes Unis et Oman, Turquie, Chypre, Syrie, Yémen, Palestine/Israël, Jordanie - ainsi que l’Asie centrale - Turkménistan, Uzbékistan, Kazakstan, Mongolie -).
Les thématiques de recherche de l’équipe s’articulent autour de quatre axes principaux :

Axe 1 : Évolution des environnements arides et biodiversité

Une grande partie des régions étudiées se situe dans des zones arides ou semi-arides, offrant une grande diversité de biotopes. Les dernières études archéobotaniques et archéozoologiques ont confirmé qu’elles ont connu d’importants changements des couverts végétaux et des cortèges fauniques entre le Pléistocène et l’Holocène puis au cours de l’anthropisation du début du Néolithique. Ceux-ci demandent à être précisés et analysés par différentes approches quantitatives (anthracologie, carpologie, microvertébrés, analyses isotopiques) et à haute résolution chronologique. Les scénarios paléoenvironnementaux ainsi élaborés offriront un cadre pour la compréhension de l’évolution des sociétés humaines. Ils permettront en retour d’évaluer la part de l’impact anthropique sur ces changements.

Axe 2 : Domestication et diffusion au Moyen-Orient et en Asie centrale

L’Asie au sens large, plus particulièrement le Proche et le Moyen-Orient, ont été les hauts lieux des domestications des plantes (céréales) et des animaux (ongulés). Elles ont participé de la néolithisation, qui a bouleversé l’économie des sociétés anciennes et projeté la majeure partie des régions du globe, par phénomène de diffusion, dans l’ère de la production. L’objectif principal est de continuer à documenter chronologiquement et régionalement, pour chaque catégorie animale ou végétale, les scénarios de domestication en les resituant dans leurs contextes historique, socio-culturel et environnemental. L’objectif est de contribuer à une vision large, même si elle est discontinue, de l’apparition et de la diffusion des espèces domestiques et cultivées.

Axe 3 : Adaptation des systèmes agro-pastoraux à l’aridité ou à l’altitude

L’élevage et l’agriculture sont des dominantes des sociétés pré et protohistoriques de l’Asie. Ces deux modes d’exploitation du territoire et du terroir sont intimement liés dans l’aire orientale du fait des contraintes environnementales ; l’aridité, la juxtaposition des zones d’altitude et des plaines ou encore de grandes étendues de déserts, ont conduit les sociétés, aussi bien pour la culture des plantes que pour l’élevage des ongulés, à développer des systèmes sophistiqués et hautement adaptés. Les recherches porteront de préférence sur les indices bioarchéologiques contribuant à la connaissance de l’histoire de l’irrigation, de l’agriculture en zone d’altitude et de la transhumance. La perpétuation de ces techniques jusqu’à la période pré-moderne et même jusqu’à nos jours fait, en outre, que ces régions constituent des terrains privilégiés pour développer des référentiels utiles à l’approche archéologique.

Axe 4 : Pratiques et échanges culturels en Asie

L’Asie est aussi une mosaïque de cultes et de "religions". Les manifestations de cultes sont très répandues, allant des sacrifices animaux aux repas rituels. Dans de nombreux cas, ces rites se traduisent par des offrandes animales ou végétales. Cependant, les manifestations cultuelles ou funéraires sont plus fournies dans certaines régions et durent certaines périodes. C’est le cas de la Péninsule arabique (inhumation de chameaux) et de l’Asie centrale (ihumation de chevaux) à l’Âge du fer. Aussi, la riche documentation iconographique et épigraphique dans le domaine asiatique a encouragé le développement des études pluridisciplinaires incluant l’archéologie. Elle a en parallèle permis d’aborder des thématiques plus vastes touchant aux réseaux d’échange et de commerce à longue distance, constitués dès le IVe millénaire.

Composition de l’équipe

- Responsable : Marjan Mashkour
- 2 enseignants-chercheurs : Margareta Tengberg et François Poplin
- 5 chercheurs CNRS : Sébastien Lepetz, Thomas Cucchi, Marjan Mashkour, Jean-Denis Vigne et Antoine Zazzo
- 1 chercheur contractuel : Allowen Evin
- 1 ingénieur de recherche CNRS : Salvador Bailon
- 3 doctorants
- 2 post-docs